Philippe Hillenweck

Né le 16 mai 1975 à Altkirch, vit et travaille à Wittersdorf (68130).

Démarche artistique : Artiste bicéphale (peinture – écriture), il met en forme les couleurs comme autant de matériaux bruts qu’il extrait de ses compositions abstraites ; pourtant, ce n’est pas une abstraction pure en ce sens qu’il ne s’affranchit pas de la réalité. On pourrait dire qu’elle est naturaliste, en ce sens qu’il explore la nature.

Son travail pour l’étiquette 2018 : La limite artistique pour cette 3ème édition fut une contrainte tripartite : entre noir et blanc, et une ligne rouge reliant la couleur du vin aux artistes. Etant libre dans la contrainte, mais limitante malgré tout, par définition, Philippe propose un travail en accord avec le phonème du cépage afin de lier esthétisme et symbolisme : le « pi-no-noir » résonne, par résilience inverse, à « Pi-blanc », par incertitude sensible.

Ce Pi, cette quadrature du cercle à la limite non finie, opposé à la finitude de tout être vivant, l’artiste l’étend sur quatre carrés en écho aux quatre éléments substantiels à toute forme vie.

Ici, Pi sort d’une limite et s’érige comme un dolmen pouvant prendre l’aspect d’une table, support nécessaire aux histoires verbales, écrites ou peintes, support solide aux rencontres liquidiennes entre épicuriens. Et ce n’est pas fini, en attendant que la faim arrive…

Son travail pour l’étiquette 2017 : Sa réflexion renvoi à l’ontologie, à l’organisation rhizomique au sens philosophique et rhizomélique au sens botanique, et, l’air de rien, à un amalgame d’images autour de la lettre R.

Le cep de Riesling, de par ses racines historiques le long du Rhin, relié ici par un réseau d’isoplèthes, est représenté par la forme du Rhin vue du ciel. Sous tendu que le pétrole s’est formé sous la surface de la Terre à la suite de la décomposition de matières organiques végétales et animales d’une part, et que le riesling sourit très fortement aux racines de l’Alsace dans sa définition ampélographique d’autre part, l’artiste réalisa un dégradé de matières noir/ardoise/pétrole ciblé. Une forme d’écho aux notes terpéniques du Riesling, avec deux lignes orthogonales blanches pointant leur retrouvaille sur un Bergheim doré. Sont-ce ici les racines qui se jouent autour des lignes ou bien l’homme des racines, les siennes sur Terre ?

Son travail pour l’étiquette 2016 : Son tableau porte une abstraction mi chaises mi tables depuis ses racines artistiques : le carré – en termes de forme. Du vin, des rencontres, du temps et un partage puissant – en termes de fonction. Un cépage et sa région aux couleurs de l’Alsace, sa peinture, 9 carrés gris comme 9 lettres, « p.i.n.o.t.g.r.i.s », est aux 9 ce que le pinot noir est au rouge – en termes de couleur.

www.hillenweck.com