De arte dubitandi

L’art de douter, n’est ni l’art du doute, ni le doute dans l’art.

Auguste Rodin, dans le doute, dit un jour au jeune Picasso venu présenter une de ses toiles, « Commencez par signer, que je sache dans quel sens ça se regarde ». On ne sait pas si Picasso douta réellement dans sa pratique, « Je ne cherche pas, je trouve »…

Mais ce qui est sûr, c’est la citation de Galilée « Le doute est père de la création ». Olivier Messiaen portait un état d’esprit différent sur la création, à mi-chemin entre la pensée et l’acte lui-même : »Je doute avant, je doute après – pendant, je travaille ».

Pour créer, il faudrait donc douter : vue de l’extérieur, on n’y pense pas automatiquement ; sauf que, d’après Edgar Degas, «  La peinture, c’est très facile quand vous ne savez pas comment faire. Quand vous le savez, c’est très difficile ». Et patatras, le doute s’installe.

Chacun des 9 a eu au moins un instant de doute face à son propre miroir de la création pour cette seconde édition.

Les travaux artistiques sont achevés ; il va falloir à présent bien réfléchir aux divers ajustements de l’étiquette. Et comme disait sans doute Jean Rostand, « Réfléchir, c’est déranger ses pensées ».

Philippe H.

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