Anagrammes

Les anagrammes des noms des artistes ci-dessous (anagrammes plus ou moins complètes faisant ce qu’elles sont une des possibilités de faire), permettent une immersion à la lisière du Collectif « Les.9 » :

A force de hocher la tête, nous sommes souvent obliger de jouer du hochet pour rappeler à Guy de répondre à certains mails, par mail.

Quant à Yves, il s’emploie souvent à rayer les métaux, si ce n’est pas sa tête ou son casque.

Bernard, vous savez, celui qui est souvent niché dans la SourcE de sa Thur, n’en joue pas moins avec son bouc, ses pinceaux et ses écrits amphigouriques.

Daniel, tout comme Dinis, présente une « apparence énergique et virile, dégage une impression de force, de confiance en soi et un certain magnétisme. Mais ne nous laissons pas impressionner par cette façade : certes, Dinis est dynamique, entreprenant, décidé et même parfois bourru ou cassant, mais c’est aussi, et surtout, un tendre ».

Philippe, la chenille ouvrière du groupe, quand il ne bricole pas des chevilles, tisse des liens entre les différentes parties du groupe et du reste.

Christophe, même sans lhéro, arrive souvent à faire ressurgir de ses tableaux des vieux démons d’une noirceur colorée.

Ce qui est embêtant, c’est Justin : on l’adore tous et on aurait bien aimé lui trouver une anagramme, mais il n’en existe aucune pour son nom de famille ; alors Justin, reste celui que tu es : extra, Hug !

Bernard, anagramme le plus naturel de la bande, complète souvent la donne par la sagesse de ses idées artistiques.

Perché dans sa psyché, Hervé rêve le monde plutôt qu’il ne le vit. Des tas d’objets HS errent dans ses mains qui façonnent, avec ferveur, des formes psychédéliques.

Philippe H.


En vain

Hep ! Garçon !

– Oui Monsieur.

-Un petit blanc s’il vous plaît !

Le client souhaitait simplement prendre un verre de contact sérieux avec sa voisine de table. Ce n’était pas un tonneau, ni une bombe, mais sa robe vermillon lui sciait bien. Quant à lui, aucune particularité esthétique ne l’habillait ce soir-là.

Elle buvait une tasse et ça, pas de bol, il ne l’avait pas remarqué.

Son humour était basique, voir acide quelque fois : son ami pH lui avait déjà maintes fois répété, avec foi et conviction, de laisser tomber les plans graves de la drague tragique et ses galimatias accompagnants. Il n’était pas Bordelais du tout, plutôt typé Beaujo, mais borderline avec les vins en général. Il poussait interminablement le bouchon avec les femmes, noyait sa solitude dans des verres rapidement vidangés. Il espérait déployer une réflexion avide au fur et à mesure de ses descentes, mais non. Normal, il était toujours plein comme un neuf ! Les verres vides – d’apparence – lui apportaient des réponses, apocryphes.

N’y voyant plus clair, il prit l’intelligent recul nécessaire avec la table voisine, décida de se rafraîchir les idées avec un verre d’eau et comprit, enfin, en vain, que l’abus de vin n’était probablement pas le meilleur allié pour conquérir la déesse qui lui manquait tant : il se prénommait Dionysos.

Philippe H.